J'entends les cris d'une famille nombreuse          [Refrain]

    se noyant dans ses soucis

Un quartier, des HLM, des graffitis

Tous les mêmes problèmes, presque tous la même vie

On leur avait dit que la France était (le paradis x3)


On leur avait dit que la France était le paradis

Qu'ils y mèneraient une vie tranquille et sans ennuis

Qu'il y aurait du boulot et pas une goutte d'hypocrisie

Donc ils sont venus dans ce soi-disant paradis

Pour une vie meilleure mais nul n'est paradis que le paradis

Car quand ils ont vu les appartements ils avaient compris

La vie qu'ils mèneraient mais ils sont ╔════════════════════╗

    loin encore de leurs soucis        ║ J'entends les cris ║

C'est vrai, le boulot il y en avait    ║       Brahim       ║

    mais fallait voir à quel prix      ╚════════════════════╝

Et dans quelles conditions, mais voilà qu'ils ont des petits

À nourrir et à habiller, le strict minimum pour cette vie


Donc les petits grandirent dans ces taudis  [Refrain #2] (le)

Pendant que le père bossait à 500 km d'ici

La mère à la maison, ménage, sieste ou tsahli         [Intro]

Ne prenait pas le temps de s'occuper de ses petits    Em Em

Mais les petits ont vingt ans                         Am Bm

    et n'ont connu que l'indifrence qui   (Non, écoute bien

Leur a montré comment se tenir dans ce pays       (ceci/cela)

C'est marche ou crève mais ne m'amène pas d'ennui         x2)

Reste dans ton ghetto car, oui,

    ils aiment pas les arbis, uh                    [Refrain]


Tu veux être cool le samedi soir et faire une sortie

Aller en discothèque, histoire de se libérer l'esprit

Tu arrives à l'entrée ils te refusent et ne se justifient pas

Mais saches que les murs de ta boîte, hey

Nos pères se sont salis en la construisant

Aujourd'hui, ils pleurent la situation de leurs enfants

On leur avait dit que la France serait le grand tournant

sillusion, normal, c'est décevant

De voir son fils, toute la journée, sous un soleil étouffant

Attendre que ça se passe sous le bas du bâtiment

Rentrant le soir avec les yeux d'un mort-vivant

Pas de job, pas de diplôme, même pas l'ombre d'un logement

C'est dur à dire et voi maintenant (x2)   [Refrain #2] (x2)